Basket. Pro A. L'entraînement des Dijonnais à la loupe
La JDA au travail quotidien
A quoi ressemble un entraînement de la JDA ? Petit exemple avec le récit de la séance de ce mardi 27 octobre.
«Un, deux, trois, Dijon ! » Comme avant chaque match, le rituel est le même avant chaque entraînement de la JDA. Réunis dans le rond central du parquet des palais des Sports, les joueurs dijonnais lancent leur petit cri de guerre après avoir écouté la causerie de Randoald Dessarzin.
Débute alors l'échauffement, à base de montée de balle rapide à trois. L'entraîneur explique les consignes, en anglais principalement, charge aux jeunes Français de tout comprendre. Après la défaite face au Paris/Levallois et un « lundi sanction », dixit Dessarzin, l'ambiance est plutôt studieuse.
Bradford toujours à 100 %
En général, l'entraînement du mardi consiste surtout en un travail spécifique, poste par poste. Celui-là n'échappe pas à la règle. Dès le deuxième exercice, les intérieurs partent d'un côté du terrain, les extérieurs de l'autre. Du côté des « petits », on travaille le shoot rapide, avec un seul dribble, et le rebond. Les M'Baye, Bradley, Marshall s'en donnent à cœur joie. De l'autre côté, les « big men » rigolent un peu moins. Au menu, rebond et un contre un. Les jeunes Matthias Jeanville et Ferdinand Prénom souffrent face à Steffon Bradford - qui ne se ménage jamais - et Nick Fazekas.
« Dès le début de la semaine, on essaie de mettre en relation le travail des lacunes entrevues lors du dernier match avec la préparation du match suivant », explique Randoald Dessarzin. « Cette semaine, on a clairement mis en évidence les lacunes défensives. »
Après quelques étirements, l'exercice suivant vise ainsi le travail du repli défensif, avec un sprint pour aller chercher le ballon, suivi d'un deux contre deux sur jeu rapide. Puis vient la mise en place de situations défensives plus spécifiques, à quatre contre quatre sur demi-terrain. Les consignes sont cette fois données par Fabien Anthonioz, auquel le secteur défensif avait été plus spécifiquement dévolu en début de saison.« Mais on est en train de faire évoluer ce partage des tâches », précise Randoald Dessarzin. « Pour un nouveau staff, c'est comme pour le collectif d'une équipe, on a besoin de temps pour se trouver. »
En attendant, les joueurs travaillent, sous le regard d'une petite dizaine de spectateurs constatant que lorsque Sean Marshall veut dunker sur la tête de Steffon Bradford, ça ne rigole plus du tout…
La séance s'achève par un cinq contre cinq, mais déjà Denis Lathoud et quelques handballeurs du DBHB font leur entrée pour prendre la suite. Il est 17h50, l'heure des derniers mots du coach à ses joueurs, de retour dans le rond central. Un dernier cri - « un deux, trois, Dijon ! » - et à la douche.
Prochain match Hyères/Toulon-JDA Dijon, samedi (19 heures) à Toulon.
Publié le 29/10/2009 LE BIEN PUBLIC
...) et le résultat est éloquent :