football. Rénovation des stades pour l’Euro 2016
Bernard Depierre fait sa loi
Le stade Bollaert de Lens est l’une des trois enceintes qui va profiter de la loi Depierre.
Le texte proposé par le député de Côte-d’Or, Bernard Depierre sur la rénovation des stades a été adopté, hier par l’Assemblée Nationale.
L’Assemblée nationale a adopté hier, une proposition de loi relative à l’organisation de l’Euro 2016 de football visant à faciliter la rénovation (ou construction) de stades. Cette loi bénéficiera dans les faits à seulement trois enceintes retenues pour la compétition, celles de Lens, Nancy et le Parc des Princes à Paris .
L’objet de ce texte proposé par le député de Côte-d’Or Bernard Depierre, est de permettre aux stades gérés dans le cadre d’un bail emphytéotique administratif (BEA) de profiter d’aides publiques, ce qui était interdit jusqu’alors, et donc de sécuriser leur construction ou rénovation à trois ans de la date de livraison exigée par l’Union européenne de football (UEFA).
Le texte (son article 3) prévoit aussi la possibilité pour les personnes publiques de recourir à l’arbitrage dans le cadre de contrats conclus pour l’Euro 2016, supprimant du coup les recours.
La proposition a reçu l’appui des députés de la majorité et l’opposition a voté contre, regrettant «les exigences exorbitantes de l’UEFA» sur les normes imposées pour les stades à rénover.
Comparant la situation de la France à celle «d’Athènes où, quatre ans après les jeux Olympiques, 21 sites sportifs sur 22 se retrouvent à l’abandon» le député socialiste Hervé Feron a jugé que la France ne devrait pas céder à la «surenchère de l’UEFA».
Bernard Depierre a estimé qu’il ne fallait «pas voir le cahier des charges de l’UEFA comme une contrainte, mais plutôt comme une chance formidable offerte au sport français dont le parc des stades est vieillissant» précisant que «ces rénovations (allaient) générer une activité économique intense» ( 25 000 emplois dans le BTP pour la phase de construction et de rénovation et 5 000 pour l’entretien et l’animation des sites selon lui).
Enfin répondant aux critiques selon lesquelles la proposition de loi organiserait «un transfert de charges vers les collectivités», son auteur a rappelé que «les collectivités restaient libres d’apporter ou pas leur soutien financier aux projets de rénovation et que celles-ci avaient librement choisi de postuler à l’accueil de l’Euro 2016 connaissant parfaitement les exigences du cahier des charges de l’UEFA.»
Le texte devrait en tout cas donner un sérieux coup de boost à l’Euro 2016 et permettre à l’ensemble des villes candidates à l’Euro de boucler leur dossier de financement .
« Cette loi donne la pleine répartition des 150 millions d’euros attribuée par l’Etat pour la construction et la rénovation des stades», souligne Bernard Depierre. «Le 27 mai, la Fédération va pouvoir désigner les neuf (+2) stades de l’Euro. Cela devenait urgent pour l’UEFA et Michel Platini»
G. S. (avec AFP)
Publié le 25/03/2011