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Basket - Pro a
HTV: le patient va de mal en pis...
Publié le mercredi 12 octobre 2011 à 08H13
Les joueurs risquent fort d'être en panne de solutions samedi soir. Le roster se limitera à Morlende, Krupalija, Cissé, Faye, Labeyrie, Julien et des espoirs. (Photo Luc Boutria)
Des joueurs toujours dans l'attente de leurs salaires. Ils devaient être payés le 10 octobre... Des investisseurs - Petro (NBA), M'Bia (OM) - au mutisme pesant. Voire lourd de sens… Une SASP non constituée. L'association attendrait que ses conditions soient remplies…
Un palais des sports malheureusement déserté pour le premier acte du championnat. Au point de craindre un bis repetitasamedi contre Dijon… Un système d'abonnement provisoirement défaillant. Parlez-en aux principaux concernés. Ceux qui ont mis fidèlement la main à la poche… Une direction silencieuse. Mais qui cherche désespérément des solutions…
Rien ne va plus…
Rien ne va plus au sein d'un club qui se meurt. À petit feu... Dans un quasi-anonymat. Celui dont il a chroniquement souffert des années durant… Même le mauvais sort s'acharne sur le chien aux abois. Les blessures s'enchaînent... Rick Hughes hier. Lumbago sournois... Shaun Fein lundi. Entorse flagrante. Deux pièces en moins au puzzle déjà incomplet.
Orphelin d'Alex Gordon. Dédommagé pour son départ à Nanterre ? On le murmure. Orphelin de Max Zianveni. Parti pigé à Strasbourg. Mais sous contrat avec le HTV… Orphelin de Tony Dobbins. Présent aux entraînements. Absent au match. Mais salarié et donc à rémunérer…
Rien ne va plus donc. L'emblématique Jacques Monclar de commenter sur son blog : «Ce club est malade. C'est une plaie béante dans le basket français et ça me fait mal de voir ça…»
Le consultant de Canal + espère que le bateau restera à flots jusqu'à la fin de saison. On ne le contredira pas. Au détail près que si l'état de santé ne s'améliore pas rapidement, il est condamné à la descente.
Sans renforts, au plus tard en novembre, impossible en effet d'exister à ce niveau. De se sauver. De gagner. De combler le retard pris au fil des défaites... « On pourra peut-être remporter deux ou trois matches sur des malentendus»,confessait Alain Weisz. C'est dire l'optimisme qui règne dans les rangs varois.
Entretien avec Boudjellal ?
De toute façon, samedi à 20 heures, il n'y aura pas de duel. Pas d'opposition. Par la force des choses. Si un pigiste médical ne remplace pas l'infortuné Fein, le groupe ressemblera à une armée mexicaine. Et pas de celle qui a pris d'assaut Fort Alamo. Jugez sur pièces. Dans le pire des cas, le roster se limitera à Morlende, Krupalija, Cissé, Faye, Labeyrie, Julien et des espoirs.
Enfin, désespoir plutôt…
Forcément, face à ce tableau noir, les joueurs font grise mine. Ils ont le sentiment d'avoir été trahis et ne croient plus aux promesses. Au point qu'ils se réservaient hier soir le droit de mettre en demeure le club de s'acquitter des salaires. Lequel aurait quinze jours, à réception des courriers (s'ils sont postés), pour s'exécuter.
En pleine crise et conscient que la rébellion couve, le président Palacios devrait rencontrer son homologue du RCT aujourd'hui. Un Mourad Boudjellal qui nous avait assuré, il y a une semaine, dans son style (Rapido) « ne pas vouloir mettre un sou dans le basket».
Peut-être qu'au crépuscule de l'existence du HTV, il reverra sa position. Même si l'homme (d'affaires) n'est pas du genre à reprendre des entreprises en « faillite ». Mais sait-on jamais, la fibre sportive et le rôle de sauveur pèseront peut-être dans la balance.
De toute façon, il apparaît bel et bien comme le dernier espoir vers qui se retourner. L'antidote pour un patient qui va de mal en pis... Car la DNCCG, hier, n'aurait pas modifié, au regard du bilan varois, sa position d'un pouce. Pouce tristement pointé vers le bas. Malgré tous les efforts consentis.