Jean-Louis Borg (Dijon) : «Si on retrouve le Dixon du Mans…»
«Comment allez-vous ? Moi ? Je passe un très bon dimanche !» Moins de 24 heures après avoir battu Gravelines-Dunkerque, Jean-Louis Borg était un homme heureux. L’entraîneur de Dijon fait le point sur la saison de la JDA, parle de Dixon, Moss, Mendy…
Propos recueillis par Yann CASSEVILLE (12/12/11)
Après 10 matches, votre bilan est de 4v-6d. Quelles conclusions en tirez-vous ?
On n’est pas loin de l’équilibre mais il va falloir continuer de regarder vers le bas parce qu’on est loin d’avoir toutes les certitudes dont on aurait besoin à ce moment de la saison. Notre défense a l’air de mieux en mieux, de plus en plus en place, mais on sait que c’est un équilibre encore fragile parce qu’on amène des joueurs qui n’ont pas cette vocation-là à faire des efforts de ce côté du terrain. Offensivement tant qu’on ne règle pas nos problèmes d’adresse on est en danger ; le match d’hier peut avoir un effet très bénéfique dans la confiance des joueurs dans ce domaine. Et on espère qu’on va trouver un Bobby Dixon comme on souhaiterait l’avoir, ce qui n’est pas obligatoirement tout le temps le cas et en particulier ces derniers temps.
Pour Dixon, comment ce manque d’adresse (33,3% aux tirs) s’explique ?
Tout joueur peut se mettre à gamberger au bon d’un moment quand il voit qu’il a des tirs ouverts et qu’il ne les met pas dedans. Le pire dans tout ça, c’est qu’on considère qu’on a bien 75% de nos tirs à trois-points qui sont pris dans de bonnes positions. L’objectif est de redonner la confiance à tout le monde, et plus à Bobby en particulier, pour que cette adresse revienne rapidement et nous permette d’avoir des scores cohérents au niveau de l’attaque.
D’une manière générale, l’adresse n’est pas toujours au rendez-vous et…
(Il coupe) On peut même dire pas souvent (rires) ! Je ne m’offusque pas si tu dis «pas souvent» ! On est l’équipe la plus maladroite à trois-points (25,8%) et l’avant-dernière (67,8%) aux lancers-francs. C’est une souffrance mais on essaie d’enlever ce poids que l’on a sur nos têtes. On espère que ça va basculer.
En revanche, à l’intérieur, Zach Moss, décevant la saison passée à Orléans, revit : 12,2 points de moyenne, 27 contre le BCM. Vous avez retrouvé le Zach Moss de Vichy ?
Hier soir j’ai retrouvé Zach, bien évidemment ! On a eu une discussion, à trois, Zach, le capitaine David Mélody et moi-même, au cours de la semaine, où j’ai dit des choses que j’avais à dire à Zach. Bien nous en a pris ! Il a été sensible à mes propos, en tous les cas il a eu une réaction au-delà de mes espérances puisqu’il a été carrément dominant contre le leader du championnat, qui a quand même beaucoup d’arguments au poste 5. Il faut l’en féliciter. S’il est dans ce registre-là, ça peut bien nous aider, ça permet d’évacuer une certaine pression sur les tirs extérieurs que l’on ne met pas.
En revanche, Elson Mendy s’est de nouveau blessé ?
Il a eu un problème au genou, sur l’autre jambe. On attend les résultats des examens mais le staff médical craignait un gros problème au niveau de son genou. Maintenant je ne peux pas vous en dire plus, la seule chose que l’on sait est qu’on est vraiment très attristé de ce qui arrive à Elson ; il revenait bien, et ça lui tombe dessus, c’est vraiment faire preuve de malchance.
3 victoires pour 2 défaites à domicile mais 1 victoire pour 4 défaites à l’extérieur, comment expliquer ce déséquilibre ?
On aurait pu faire un résultat au Mans, on a la dernière possession là-bas, à Poitiers et à Paris on est devant à la fin du 3e quart-temps donc on n’est pas loin ! On avait peut-être besoin d’une victoire significative, même si celle contre Gravelines est à domicile elle va peut-être nous libérer pour les matches à l’extérieur. Si on commence à aller chercher une victoire à l’extérieur, on peut envisager un hiver un peu plus orienté vers le haut, mais aujourd’hui ce n’est pas le cas. Avant ça on a un match très important contre Le Havre vendredi soir pour pouvoir accéder au ventre mou de ce championnat.
Aujourd’hui 10e, vous regardez donc à la fois vers le bas et vers le haut ?
On n’a pas des assurances dans tous les domaines. Si notre défense continue à être au niveau où elle est depuis quinze jours, trois semaines, si on retrouve notre adresse, si on retrouve le Bobby Dixon que l’on a connu au Mans, on pourrait peut-être pencher vers le haut. Mais pour l’instant on fait très attention, il y a beaucoup d’équipes qui se tiennent à peu de choses. On peut très bien basculer vers le bas comme on peut basculer vers le haut.