basket. Henrik Dettmann revient sur son passage à la JDA Dijon
« J'en ai pleuré »
Arrivé pour sauver le club, Henrik Dettmann n'aura pas pu mener à bien sa mission. Photo Philippe Maupetit
Remplacé par Jean-Louis Borg, Henrik Dettmann regrette de ne pas avoir pu maintenir le club en Pro A.
Etes-vous déçu de ne plus être l'entraîneur de la JDA ?
« J'ai vécu de bons moments ici et j'aurais bien aimé continuer si les circonstances avaient été plus favorables. Malheureusement, ça n'a pas été le cas, les dirigeants ont fait un autre choix. Mais ils ont choisi un bon coach. »
Que retiendrez-vous de votre passage à Dijon ?
« Pfouh… (il hésite). Ça a été très intéressant et très enrichissant pour moi. Je suis très heureux d'être venu ici, d'avoir rencontré beaucoup de gens sympathiques. Le public et les supporters sont très chaleureux. Et puis je suis très content de la réaction des joueurs et de ce qu'on a pu faire malgré les circonstances défavorables. »
Est-ce un gros regret de ne pas avoir pu maintenir le club en Pro A ?
« En arrivant ici, c'était mon ambition. Si j'ai quitté ma famille pour venir à Dijon, c'est que je pensais pouvoir aider l'équipe. Après le dernier match, j'en ai même pleuré de ne pas avoir réussi. C'est difficile à vivre, car je ne pense pas porter la responsabilité de cet échec. Les responsabilités sont ailleurs. »
C'est-à-dire ?
« Dès le début, on a eu des blessés, puis on n'a pas pu avoir les joueurs qu'on voulait et il y a eu des problèmes financiers. On a perdu beaucoup de nos joueurs américains, on a disputé plusieurs matches avec seulement cinq joueurs professionnels… Au départ ce n'était pas une mission impossible, mais ça l'est devenu. »
Y a-t-il eu certaines décisions que vous n'avez pas comprises ?
« Je n'ai jamais compris que l'on se sépare de Ramel Bradley après notre victoire contre Vichy. C'était un bon joueur, important pour l'équipe. »
Quel sentiment vous laisse le championnat de France, que vous avez découvert ?
« C'est un championnat extrêmement intéressant, très dense avec beaucoup d'équipes d'un niveau très proche. Par exemple, nous avons perdu deux joueurs de notre cinq majeur avec Damir Krupalija puis Ramel Bradley, mais nous avons encore pu gagner des matches. Il n'y a pas d'équipes faibles. J'ai apprécié l'enthousiasme du public dans toutes les salles où on est allé et le respect qu'ont les gens pour le basket. »
Quels sont vos projets pour les mois à venir ?
« Je vais d'abord m'occuper de l'équipe nationale de Finlande cet été. Après, on verra. Mais avoir entraîné en France restera vraiment une très bonne expérience. »
Publié le 19/05/2010