BP :
Attendue au tournant
Après avoir créé une belle sensation en s'imposant sur le parquet de l'ASVEL, les Dijonnais doivent confirmer ce soir avec la réception du Havre.
Toute victoire demande confirmation, d'autant plus lorsque l'on s'impose chez le champion en titre en ouverture du championnat. Et après avoir déjoué les prononstics à Villeurbanne, les Dijonnais en auront cette fois les faveurs, ce soir face au Havre. L'écueil à éviter sera donc de croire que la réception des Normands n'est qu'une simple formalité dans le tableau de marche de la JDA.
"La victoire à Villeurbanne a validé toute notre préparation et il n'y a rien de tel pour prendre confiance", estime ainsi l'entraineur côte d'orien Randoald Dessarzin, ajoutant immédiatement : "Mais si on perd contre Le Havre, cette performance tombera à l'eau". Il est certain qu'un faux pas ce soir doucherait froidement les ambitions dijonnaises. D'autant que le public du palais des Sports a h^te de constater les promesses entrevues sur le parquet de l'ASVEL. "Il ne faut pas que l'enjeu de ce premier match à domicile ne se transforme en fébrilité", préviens toutefois le technicien suisse.
Maîtriser l'adresse havraise
Et de compléter : "C'est là que se situe notre principal défi par rapport à la saison dernière : on est à la maison, on doit vérouiller les portes et baisser les stores en cas de tempête. Cela passera inévitablement par une grosse intensité défensive".
Le coach dijonnais se méfie particulièrement de l'adresse extérieure havraise des Miller, Oguchi, Taylor ou Jonby, qui a porté les Normands vers une première victoire samedi dernier face à Vichy (52% de réussite à 3 points). De son côté, son homologue Jean-Manuel Sousa a pu apprécier la performance de la JDA à Villeurbanne. : "La force de Dijon a été de savoir donner le ballon aux joueurs qui étaient chauds. C'est la preuve d'un collectif déjà bien rôdé et d'une intelligence de jeu".
Le coach havrais sait aussi que si Marshall et Bradley ont attiré les feux des projecteurs vendredi, la JDA recèle de nombreuses autres armes, sur lesquelles compte beaucoup Randoald Dessarzin : "Je n'a jamais préconisé de jouer uniquement sur un ou deux joueurs, tous nos systèmes sont faits pour solliciter les cinq hommes sur le terrain".
Avec notamment un Nick Fazekas qui devrait confirmer sa montée en régime, mais aussi avec M'Baye, Craven, Krupalija, et Bradford. Dijon a en effet les cartes en main pour démontrer que la victoire villeurbannaise n'était pas qu'un coup déclat.