DNA du 10 septembre 2010
Basket-ball / Amical : la SIG dominée par Dijon (56-74)
Sans défense
La défense de la SIG était attendue au tournant après une semaine de stage qui lui a fait la part belle. C'est celle de Dijon qui s'est montrée la plus efficace. Sans ressources face à la JDA (56-74), hier à Vittel, les Strasbourgeois ont, de surcroît, paru quelque peu émoussés.
De notre envoyé spécial à Vittel
Abdou M'Baye avait visiblement à cœur de bien faire ce jeudi. Les douze points passés à son ancien club l'attestent et font même du jeune arrière le meilleur marqueur strasbourgeois de la soirée. Mais cela n'a pas suffi à la SIG, sévèrement séchée (56-74) par une formation dijonnaise bien mieux en place, elle qui disputait là son septième match amical depuis la reprise, le sixième contre une équipe de Pro A.
Plus gros budget de l'antichambre, la JDA, taillée pour remonter dès cette année, s'est appuyée sur un Jérémy Leloup inarrêtable - 16 points en première période, 21 au final - pour s'offrir un autre pensionnaire de l'élite, une semaine après avoir épinglé l'ASVEL. « C'est une bonne chose d'avoir affronté cette équipe qui est prête, qui est dure », observe, beau joueur, Frédéric Sarre, à l'issue des débats.
Engourdis à l'allumage
Engourdis à l'allumage (1-8, 3e'), les Alsaciens n'ont mené qu'à une seule reprise (9-8, 5e'), après le panier d'un Leon Williams vite bridé par les fautes et plutôt maladroit dans la conclusion en première mi-temps. Rejetés à... 25 longueurs (24-49, 24e'), les SIGmen ne sont jamais parvenus à refaire ce handicap, même si les quinze dernières minutes ont été plus consistantes, dans l'animation notamment.
« On n'a pas attaqué le match avec toute l'intensité et la dureté nécessaires, regrette Fred Sarre. On perd les duels, les impacts, les drives et même les balles. Ça fait beaucoup. A l'arrivée, logiquement, on perd le match ». Les absences ne sauraient constituer une excuse. La SIG a certes dû se passer d'Alain Digbeu et Issife Soumahoro, mais la JDA déplorait aussi les forfaits de Benjamin Monclar et Samba Dia.
Les Strasbourgeois ont en fait été bien trop permissifs en défense, pourtant l'objet de toutes les attentions durant cette semaine vosgienne. « C'est ce que je regrette le plus, reprend l'entraîneur. On n'a pas répondu présent dans les comportements et les attitudes défensives. On ne les a pas suivis, on ne les a pas "bumpés" comme il fallait et on leur a laissé trop de distance ».
A l'inverse, les Bourguignons ont annihilé les velléités alsaciennes grâce à leur intransigeance dans ce secteur. Jean-Louis Borg en avait fait sa marque de fabrique à Vichy. Il n'a pas tardé à exporter ses préceptes en Côte-d'Or. Dans le gymnase Richard Dacoury, les Strasbourgeois ont ainsi été limités à un petit 51 % de réussite.
La charge de travail - huit entraînements pour Steeve Essart et sa bande depuis dimanche, un neuvième ce matin - a peut-être aussi pesé dans la balance. Les Strasbourgeois, qui retrouveront leurs pénates aujourd'hui, auront jusqu'à lundi pour recharger les batteries. « J'espère que ce mini-break fera du bien, conclut Fred Sarre. Car il y a encore beaucoup de choses à caler ». Et Roanne, pour les trois coups en championnat, se pointe déjà dans un mois.
Les chiffres du match
Gymnase Richard Dacoury. Quart-temps : 11-20, 11-16 (mi-temps : 22-36), 18-19 (40-55), 16-19 (56-74).
SIG : 22 paniers sur 43 tirs, dont 2 sur 11 à 3 points, 12 LF sur 16, 16 rebonds, dont 3 offensifs, 14 passes décisives, 24 balles perdues, 8 interceptions. Jeanneau 5, M'Baye 12, Hawkins 6, Prowell 8, Williams 10, puis Essart 4, Pasco 4, McCord 7, Toupane.
DIJON : Craven 11, Melody 8, Leloup 21, Mendy 7, Bing 9, puis Aboudou 10, Tornato 8, Prenom, Christophe.
Régis Schneider
source: DNA