C'est un technicien réfléchi qui prend en main une équipe faible, juge Michel Renault. Il faut donc lui remonter le moral. C'est un homme de dialogue qui essaie d'instituer de la rigueur dans le jeu. Il oblige les gars à donner le ballon au mieux placé alors qu'avant chacun y allait de son petit gri-gri pour soigner ses stats. »
Le président bourguignon n'est pas tendre avec Dessarzin, accusé de la dégringolade de l'équipe. « Il avait choisi ses joueurs et ce sont eux qui sont entrés en rébellion contre lui.
Sauvetage réussi avec Brunswick
Scandinave de 51 ans, son successeur avait causé du tort à Dijon en 2004. Il dirigeait alors le club allemand de Mitteldeutscher qui avait remporté la Coupe FIBA, aux dépens du club de la Côte-d'Or (84-68). Henrik Dettmann a déjà rempli une mission de sauvetage dans le championnat d'Allemagne avec Brunswick qu'il avait pourtant pris en position de grande faiblesse (3 victoires et 14 défaites).
Michel Veyronnet, le coach du SPO Rouen, a croisé le technicien finlandais à deux reprises cet été lors des qualifications pour l'Euro 2009. « La Finlande faisait bouger le ballon, il y avait une forme de fluidité avec un jeu axé sur les passes… Son équipe shootait aussi beaucoup à trois points, sans doute parce qu'elle avait les joueurs pour ça, notamment Mottola. Ce qui plaide pour lui, c'est qu'il a toujours eu de bons résultats avec ses équipes. » De l'homme en revanche, le coach rouennais ne connaît pas grand-chose. « Il est courtois, assez calme, avec le flegme des gens du Nord. » Une qualité indispensable pour empêcher Dijon de s'échouer en Pro B.