Qui se sauvera ?
Le délectable succès décroché contre Orléans (85-76) samedi a fait un bien fou à la SIG. S'ils ne sont pas encore mathématiquement sauvés, les Strasbourgeois ont fait un grand pas vers le maintien. Des quatre équipes concernées par la relégation, celle de Frédéric Sarre a cependant le calendrier le plus épineux. Méfiance donc.
Ils ne sont plus que quatre, quatre à la lutte pour ne pas se retrouver dans la charrette qui en expédiera deux à l'étage inférieur. En battant Hyères-Toulon vendredi (91-80 a.p.), son troisième succès de rang, Chalon s/Saône, sauf effondrement improbable, est tiré d'affaire et peut même lorgner sur les play-offs.
Les cancres, eux, ont visiblement adopté un train de sénateur pour s'extraire de la mélasse dans laquelle ils se trouvent embourbés. Sur les six dernières journées, pour rafraîchir la très intéressante statistique proposée par L'Équipe il y a peu, le quatuor de la France d'en bas a cumulé cinq succès en 24 rencontres.
Ça s'annonce coton
du côté des Docks
Seule équipe à l'avoir emporté le week-end dernier, la SIG a en tout cas fait un pas important, mais non décisif, en vue du maintien. Un coup d'oeil sur les calendriers des uns et des autres s'impose.
LE HAVRE, 13e, 33 points. - Les Havrais de Bernard King et Ansu Sesay font du surplace depuis leurs succès contre la SIG - quand celle-ci avait pris la fâcheuse habitude de relancer ses adversaires - et Poitiers au mois de février. Cinq défaites d'affilée, la dernière en date samedi à Villeurbanne (82-67), ne leur ont toujours pas permis de se mettre à l'abri.
Les Thomistes ont le désavantage de se déplacer trois fois dans la dernière ligne droite. Ils se rendront notamment à Rouen, le 17 avril, pour ce qui constitue le seul affrontement direct entre les quatre escargots de la Pro A. A cela s'ajoutent les réceptions de Paris-Levallois et Cholet. Ça s'annonce coton du côté des Docks.
STRASBOURG, 14e, 33 points. - Le succès de fort belle facture décroché contre Orléans samedi (85-76) a mis un terme à une série de cinq revers. Il a surtout ôté une sacrée épine des pieds strasbourgeois. La SIG compte désormais deux points d'avance sur les lanternes rouges, trois même avec le panier-average.
Il fallait au moins ça avant d'aborder le sprint final. La bande à Frédéric Sarre a incontestablement le calendrier le plus compliqué avec trois déplacements et quatre matches contre des équipes actuellement en position de disputer les play-offs. La réception d'une équipe parisienne talentueuse, mais cyclothymique, le 24 avril, a tout du rendez-vous à ne pas rater.
ROUEN, 15e, 31 points. - Le regain de forme rouennais est à considérer avec le plus grand sérieux. Certes tombé au Mans (86-76, mais 61-61, 29e'), le SPOR a tenu tête à Orléans (75-76) et battu Nancy en Coupe de France. Le club normand, qui a réintégré ses blessés (Mohamed Hachad) et compensé la blessure d'Aerick Sanders en recrutant Deji Akindele, n'a pas le calendrier le plus inabordable qui soit.
Certes, les hommes de Michel Veyronnet se déplacent à Roanne et Cholet, deux forteresses a priori imprenables, mais peuvent très bien faire le plein à domicile. L'ASVEL, Le Havre et Hyères-Toulon défileront dans cet ordre aux Cotonniers. La menace rouennaise semble la plus prégnante.
DIJON, 16e, 31 points. - Le sort de Dijon paraît scellé. Balayée vendredi sur le parquet de Gravelines (88-54) - sans Xane D'Almeida mis à pied pour des motifs qui demeurent obscurs une semaine après son carton face à la SIG -, la JDA va avoir énormément de mal à éviter la descente que son apocalyptique série de 15 défaites a largement contribué à dessiner.
Sean Marshall et les siens
partis pour passer à la trappe
En dégraissant l'effectif, les dirigeants bourguignons semblent d'ailleurs avoir fait leur deuil du maintien. Si elle a l'avantage de recevoir à trois reprises lors des cinq dernières journées, la troupe d'Henrik Dettmann n'aura pas la partie facile contre Poitiers, Chalon et l'ASVEL. Avec deux déplacements à Nancy et au Mans pour couronner le tout, Sean Marshall et les siens sont partis pour passer à la trappe.
Régis Schneider DNA 07/04/2010
