football. Entretien avec Frédéric Dobraje, ancien conseiller du président du DFCO
« Soulagé et déçu »
Quatre mois seulement après le début de la saison, Frédéric Dobraje n'est plus au DFCO.
Depuis mercredi, Frédéric Dobraje et le DFCO ne travaillent plus ensemble. Le désormais ancien conseiller du président Bernard Gnecchi a accepté de revenir sur son départ.
Costume sombre, cravate, Frédéric Dobraje est ponctuel au rendez-vous. Pas facile de s'exprimer lorsqu'on quitte un club avec lequel on espérait bien construire sur du long terme.
Pourtant, l'homme s'acquitte de l'exercice sans souci. Avec tact aussi, prenant soin de ne pas tomber dans le grand déballage public. «Je n'ai pas envie de faire de vagues, de créer une quelconque polémique», explique-t-il d'emblée. Ce n'est pas le genre du personnage. Toutefois, il reconnaît : «Je suis soulagé et déçu.» Soulagé que tout cela se termine car depuis quelques semaines, il ne jouait plus vraiment le rôle pour lequel, il était venu. «J'ai fait quatre mois dans ce club. J'ai tissé de bonnes relations mais il y a aussi eu des tensions qui se sont créées, qui n'avaient pas lieu d'être», analyse-t-il.
«Je n'en veux pas au président»
Déçu aussi. «Déçu de ne pas avoir eu le temps d'avoir le temps», commente-t-il. «Déçu pour tous les gens que j'ai fait venir au club (15 joueurs, mais aussi Zakaria Alaoui et Jean-Marc Pélissier)», poursuit-il. Il rajoute : «J'ai œuvré de toutes mes forces pour les faire venir.»
Déçu mais pas aigri par la situation, il avance encore : «Je n'en veux pas au président. Pour ma part, j'étais motivé, convaincu mais peut-être que je n'ai pas perçu le rôle qu'il attendait de moi. Je n'avais pas l'ambition de faire monter le club en L1 au bout d'un an mais je pensais qu'il y avait un vrai projet ici.» Et de répéter : «La seule chose qui m'inporte, ce sont les joueurs.»
«Après on pourra toujours dire qu'il fallait que je m'impose mais à la condition aussi que le patron dise que c'est comme ça», regrette-t-il encore.
L'avenir, pour l'instant, Frédéric Dobraje ne veut pas trop y penser. Sur Dijon, au moins jusqu'au mois de juin pour raisons familiales, il entend d'abord prendre un peu de temps pour lui et sa famille avant d'envisager la suite. Reprendre son rôle d'agent ? Travailler avec un autre club ? Pour l'heure, il est juste trop tôt pour le dire.
Publié le 20/11/2009 LE BIEN PUBLIC